
Capitale : Caracas
Superficie : 912 050 km2
Population : 27 030 000 millions d'habitants
Géographie : Le Vénézuela se situe au nord de l'Amérique du Sud. Il est bordé au nord par la mer des Caraîbes et entouré par le Guyana au sud-est, le Brésil au sud et la Colombie à l'ouest.
Politique : Le Vénézuela est une république fédérale à régime présidentiel. Le président actuel est Hugo Chavez depuis le 3 février 1999
Monnaie : Le bolivar vénézuelien. Au 30 décembre 2008, 1 euros = 3046 bolivars vénézueliens (???)
Langue : Les Vénézuéliens parlent espagnol
Religions : Catholiques : 96%, Protestants : 2%, Autres : 2%
Décalage horaire : 5h30 heures en été, 4h30 heures en hiver (et oui, 30 mn de moins que le décalage standard pour la zone!)
Indice téléphonique : +58
Le Vénézuela ne présente que deux saisons : l'été et l'hiver. Enfin l'hiver... disons plutôt la saison sèche et la saison des pluies.
La saison sèche commence en décembre et finit en avril. C'est en général cette saison qui est conseillée pour votre voyage (c'est aussi celle durant laquelle je m'y rends normalement!). En effet, le seul vrai désavantage de la saison sèche est que les cascades sont moins épaisses. Ceci-dit, pour avoir vu Salto Angel à cette période, je peux vous dire que cela reste très impressionnant ! Autrement, vous n'y trouverez que de avantages : plus de soleil à la plage, moins de risques de s'enliser en traversant l'Amazonie, plus de chances (parait-il) d'apercevoir des animaux dans les Llanos et surtout (et là je parle en connaissance de cause)... moins de moustiques !!!
En particulier à Margarita, il est fréquent d'avoir même en saison sèche de la pluie le matin (parfois même assez violente) mais le soleil reprend le dessus dès 9h30 / 10h00. Cette pluie matinale explique sans doute que Porlamar soit souvent présentée sous la pluie à la météo.
S'agissant des températures, elles sont un peu plus hautes durant la saison des pluies. Sur l'année la température varie entre 13 et 27°C à Caracas, 21 et 33°C à Porlamar , 23 et 34°C à Maracaibo, 17° et 35° à Mérida et entre 19° et 31° à Curatabaca dans la forêt Amazonienne.
La culture du carnaval est très présente au Vénézuela. Chaque école est représentée par un orchestre, des danseurs et danseuses et un char. La parade sillonne les villes pendant deux ou trois jours! Tous le monde dans la rue se déguise. Les costumes et les chars ressemblent à ceux du carnaval du Brésil mais la musique principalement jouée est la calypso ou la salsa.
A Caracas : du 21 au 24 février 2009
La Semaine Sainte correspond aux vacances de Pâques. C'est un des moments les plus attendus de l'année. Durant la semaine des célébrations et des fêtes sont prévues presque tous les jours. (Attention pour les réservations d'hôtels et de moyens de transport!)
A Caracas : du 3 au 12 avril 2009
Cette fête du Corpus Christi célèbre la victoire du Christ sur le Mal. Les habitants se déguisent en diables et dansent dans la rue au son des tambours pour chasser les mauvais esprits. La fête se poursuit dans la nuit à la lumière des bougies.
A San Francisco de Yare (Miranda) : le 11 juin 2009
Tambores à ChoroniLa Saint Jean-Baptiste est l'occasion de se remémorer l'esclavage à Caracas et dans les villes de la côte Nord du Vénézuela. La danse symbolique de cette fête est le tambore que dansaient les esclaves. En général un grand feu est allumé sur les plages.
Du 23 au 24 juin 2009
Rmq. Si vous n'y êtes pas à cette époque la tambores est également dansé tous les samedis soirs à Choroni.
La Divina Pastora est la Sainte Patronne de l'Etat de Lara dont Barquisimeto est la capitale. Tous les 14 janvier, une procession transporte sa statue du temple de Santa Rosa jusqu'à la cathédrale. La statue est rapportée à Santa Rosa à Pâques. La procession est composée de nombreux fidèles et accompagnée de musique.
A Barquisimeto de : le 14 janvier 2010
Le Vénézuela présente une large diversité culturelle. Selon l'Atlaséco, 67% de la population est métisse, 21% d'origine européenne, 10% d'origine africaine et 2% d'origine amérindienne.
Entre les Amérindiens qui ont conservé leur mode de vie originel, les Llaneros qui continuent de se déplacer à cheval, les habitants des barrios qui essayent de se sortir de la pauvreté et de l'insécurité et certains Caraqueños aisés équipés des dernières nouveautés technologiques... Cela va être difficile de vous faire un portrait standard!
Une chose est sûre, tous les Vénézuéliens ont en commun une passion pour la musique. Dans la rue, sur la plage, dans les restaurants, en soirée... vous ne pouvez pas le manquer! Les rythmes les plus écoutés et dansés sont les tambores, la salsa, le merengue et depuis peu (enfin depuis quelques années maintenant) le reggaetton.
J'ai toujours très bien mangé au Vénézuela. Beaucoup de poisson (le Pargo est top mais je viens de lire que les fruits de mer sont déconseillés !?) et différents plats locaux. Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas!
Petite vendeuse de poisson Arepas : Pain local, c'est une petite galette de maïs grillée ou frite qui peut également être garnie
Empanada : Petits chaussons de pâte farcis avec de la viande, du poisson, du fromage... A essayer!
Pabellon criollo : Viande hâchée servie avec des plantis frites (bananes vertes) et avec des haricots noirs
Paella criolla : Barbecue
Hallaca : Plat typique de Noël, c'est une sorte de crêpe carrée assez épaisse fourrée avec de la viande et des olives, cuite dans une feuille de bananier... N'hésitez pas à en tester plusieurs... Le goût dépend largement de la cuisinière!
Pan de jamon : Egalement un plat typique de Noël, c'est un gros pain un peu brioché fourré de jambon, de raisin et d'olives
Simon Bolivar à gauche Le Vénézuela fut découvert par Christophe Colomb (1451-1506) en août 1498 durant son troisième voyage. De son arrivée au le détroit de l'Orénoque, celui-ci écrira :
«Je suis convaincu que le Paradis terrestre se trouve là… Je ne conçois point que le Paradis terrestre ait la forme d’une montagne abrupte comme il est dit dans les descriptions… Je crois aussi que l’eau que j’ai décrite peut fort bien en provenir… et que, s’arrêtant à l’endroit que je viens de quitter, elle y forme un lac.
Il y a de grands indices du Paradis terrestre, car le site correspond en tout point à la description qu’en font les saints et les savants théologiens. De surcroît, les témoignages anciens confirment cette supposition, car je n’ai jamais lu ni entendu dire que pareille quantité d’eau douce vînt ainsi se mêler à l’eau de mer. De même, à l’appui de tout cela vient la douceur de la température. Et si l’eau dont je parle ne descend point du Paradis, c’est pour moi une plus grande merveille encore, car je ne crois pas qu’il existe au monde un fleuve plus grand et plus profond. »
Christophe Colomb, Journal du troisième voyage (1498)
L'année suivante, le pays est exploré par Amerigo Vespucci (1454-1512) et Alonso de Ojeda (1465-1515). Ils donneront au Vénézuela son nom : Venezziola ou petite Venise, pour la ressemblance des maisons sur pilotis du lac de Maracaïbo à la ville italienne.
La conquête ne tarda pas. Venus convertir la population au catholicisme et rechercher les richesses du pays (dont les perles qui avaient été trouvées à Margarita), les Espagnols furent confrontés à la résistance des indiens et notamment à celle de Gauicaipuro le chef de la tribu Caribe qui fut finalement capturé en 1567. Les Espagnols ne trouvèrent pas au Vénézuela de richesses naturelles comme dans les pays voisins mais ils y cultivèrent le cacao (Le Vénézuela est d'ailleurs toujours le 15ème producteur mondial de cacao et vous pouvez visiter des sites de cultures, notamment en partant de Choroni). Les besoins de cette culture attirèrent de nombreux immigrants espagnols puis entraînèrent l'arrivée d'esclaves noirs d'Afrique.
Le mouvement pré-indépendantiste est amorcé par Francisco de Miranda (1750-1816). Le seul sud-américain dont le nom soit inscrit sur l'Arc de Triomphe et qui participa à la guerre d'indépendance des Etats-Unis et à la Révolution Française. En 1806, il quitte le port de New-York soutenu par l'Angleterre et les Etats-Unis afin de débarquer sur les côtes vénézueliennes. Après un échéc face aux forces espagnoles, il réussit le 3 août 1806 à débarquer à la Vela de Coro mais l'accueil des colons le pousse à retourner en Angleterre.
Miranda revint en 1810. Il aida alors un conseil municipal à déclarer à Caracas l'indépendance. Le 5 juillet 1811 fut signée par le Congrès (à l'exclusion d'un membre) l'indépendance du Vénézuela, créant ainsi l'état vénézuélien. Miranda fut alors désigné comme Général en Chef mais fut battu à San Matéo et incarcéré de 1812 jusqu'à sa mort.
L'arrivé de Simon Bolivar (1783-1830), El libertador, et plus particulièrement son entrée triomphale dans Caracas le 7 août 1813 marque le début d'une nouvelle République dont seuls les états de Guyana et Maracaibo étaient encore exclus. De nombreux affrontements continuèrent d'opposer les indépendantistes aux royalistes alors menés par l'armée du cruel José Tomas Boves.
Il fallut attendre la victoire de Carabobo, le 24 juin 1821, pour que l'indépendance du Vénézuela se concrétise. En 1829, Simon Bolivar ayant libéré également la Colombie, l'Equateur et le Pérou, fonde la République de Grande-Colombie dont il devient le Président. Suite à sa mort en 1830, le Vénézuela se sépara de la Grande Colombie.
C'est le début de l'époque des caudillos (chef militaire et politique). Le général José Antonia Paéz, héros de l'indépendance, gouverna le pays jusqu'à 1858, date du début la guerre fédérale, une guerre civile. Cette guerre se solda par une victoire des libéraux face aux conservateurs et par la promulgation du "décret de garantie" consacrant notamment le droit à la vie ou l'inviolabilité du domicile.
De 1870 à 1888, le général Antonio Guzman Blanco prit la tête du pays. Il poursuivit une politique de laïcisation et de modernisation. Il contribua ainsi au développement du réseau de communication et à la construction entre autres du Capitole et du Panthéon National.
Plusieurs dictatures suivirent alors dont celle de Cipriano Castro. Arrivé de Colombie, il pris le pouvoir en 1899. Il fut nommé Président en 1904 suite à une révision constitutionnelle mais fut évacué avant la fin de son mandat par le coup d'Etat de son vice-Président, Juan Vicente Gomez qui resta au pouvoir jusqu'à sa mort en décembre 1935. C'est sous son régime, en 1922, que commença l'exploitation du pétrole favorisant l'essor économique du pays, l'arrivée d'investissements étrangers et le règlement de la dette extérieure.
Le général Gomez fut remplacé par le Président Eleazar Lopez Contreras jusqu'en 1941 puis par le Président Isais Medina Angarita qui fut remplacé par un conseil de gouvernement présidé par Romulo Betancourt suite à un push du 18 octobre 1945. Ce conseil dura trois ans durant lesquels il mit en place le suffrage général direct pour le Président. Le Président élu, Romula Gallagos fut remplacé après quelques mois par un nouveau conseil gouvernement avant la prise de pouvoir par fraude de Marcos Pérez Jimenez qui dû lui-même fuire le pays suite au mécontentement populaire en 1958.
Malgré les guérillas de l'extrême gauche révolutionnaire, le Vénézuela connu alors une période de stabilité politique avec l'alternance au pouvoir de l'Action démocratique et du Parti démocrate-chrétien.
En 1958, c'est Romulo Betancourt, du parti de l'Action démocratique, fut élu. Son gouvernement fit adopter en 1961 une nouvelle constitution et mena une politique de modernisation de l'agriculture et du secteur industriel. Lui succédèrent Raul Leoni, du même parti, puis Rafael Caldera qui s'engagea vers un processus de nationalisation du pétrole avec la "loi de reversion", Carlos Andres Perez qui signa la loi de nationalisation du pétrole en janvier 1976, Luis Herrera Campins, Jaime Lusinchi puis de nouveau Carlos Andres Perez.
Durant cette période, et malgré les revenus liés au pétrole et la modernisation du pays, aucune mesure de répartition des richesses n'a été mise en place. Les 27 et 28 février 1989, des émeutes sanglantes ont eu lieu en protestation contre l'augmentation brutale des prix à la consommation dans le cadre d'un programme d'austérité et de mesures de rigueur suite à des accords avec le fonds monétaire international. En 1992, deux tentatives de coups d'Etats ont lieu, dont l'une dirigée par Hugo Chavez qui sera condamné à deux ans de prison. Le Président Pérez est suspendu en 1993 suite à son jugement pour détournements et abus de fonds publics. Il est remplacé par Ramon J. velasquez jusqu'à l'élection de Rafael Caldéra. Ce dernier suspendit les garanties constitutionnelles afin d'enrayer l'agitation sociale et la crise économique.
En décembre 1998, l'ex-lieutenant-colonel Hugo Chavez est élu grâce à un programme basé sur la répartition des richesses et l'aide aux plus pauvres. Hugo Chavez fit approuver le 15 décembre 1999 une nouvelle constitution. en août 2004, Hugo Chavez a été doumis aune procédure constitutionnelle visant à le destituer mais a été maintenu par référendum. En mars 2006, il a fait modifier le drapeau vénézuélien pour y ajouter une huitième étoile symbolisant la province de Bolivar.
Le 2 décembre 2007, le peuple vénézuelien a refusé la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez qui devait lui permettre de pouvoir être indéfiniment réélu... Mais lui a permis le 15 février 2009 de se représenter pour un troisième mandat.